Désenclaver le bassin franco-valdo-genevois
La nouvelle infrastructure CEVA va permettre de mettre sur pied un véritable RER transfrontalier dont l’irrigation ne se limite ni à cette infrastructure en question ni à l’agglomération genevoise.
Le futur réseau s’étend bien au-delà, jusqu’à 60 kilomètres autour de Genève et Annemasse vers Coppet, Nyon, Lausanne, Bellegarde, le Chablais, la Vallée de l’Arve et Annecy, tout en étant intégré dans les systèmes ferroviaires nationaux et internationaux franco-suisses vers l’Aéroport de Genève, le Valais, Berne, Lyon, Paris, Valence, Aix-Les Bains, Chambéry et Grenoble.
Le RER aura un impact positif sur la totalité du bassin et désenclavera des régions aujourd’hui peu desservies par les transports publics. Le réseau apportera non seulement des avantages pour les déplacements quotidiens de l’ensemble de la population, mais contribuera également à l’attractivité économique et touristique de ce territoire transfrontalier particulièrement dynamique.
Créer un réseau transfrontalier unique
L’aspiration du futur RER est d’être bien davantage que la somme des deux réseaux existants coordonnés : un nouveau réseau franco-valdo-genevois unique structuré autour deGenève Cornavin et Annemasse.
Il s’agit ici de parvenir à gommer l’effet frontière dans les déplacements du bassin en créant un maximum de liaisons traversantes directes sans changement de train, caractérisées par des horaires cadencés et synchronisés sur l’ensemble du réseau.
Une ambition commune de services
Pour réaliser ce défi, l’acquisition d’une flotte commune de trains interopérables est planifiée.
En matière tarifaire également, l’objectif est de favoriser les déplacements transfrontaliers par le biais de titres de transport intégrés et harmonisés.
Enfin, les services communs concerneront également les prestations à bord des trains et en gare ainsi que les systèmes d’information à la clientèle.
Favoriser l’écomobilité à travers une chaîne de transport continue
Grâce à l’irrigation capillaire du futur RER et l’équipement multimodal de ses gares sur l’ensemble du réseau, les voyageurs bénéficieront d’une prise en charge optimale en amont tout en étant acheminés jusqu’au 5 nouvelles gares métropolitaines, au plus proche des bassins de vie et d’emplois.
Le futur RER vise à être intégré tant aux réseaux supérieurs ferroviaires qu’aux transports publics locaux (rabattement, points nodaux et correspondances). A cette fin, une attention toute particulière sera portée à l’optimisation des interfaces avec les autres transports publics (trams, bus, cars, bateaux, etc.) et à l’adaptation des réseaux concernés (développement des parkings-relais P+R pour les voitures et les deux roues, rabattement, refonte de lignes, création de correspondances, etc.).
Par ce biais l’objectif visé d’une chaîne continue de mobilité favorisant les déplacements porte à porte pourra être atteint.










